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Résumé
Les Constitutions ne sont pas des tentes dressées pour le sommeil, encore moins des écrits gravés dans du marbre, en face desquels les juges constitutionnels doivent se comporter comme des dévots transis de peur devant une relique offerte à leur vénération. Elles sont regrettablement parfois semblables « à un lit asséché d’une rivière extenuée, qui se fait évanescente au point où leurs interprètes autorisés, ne puissent s’y mirer ». Ces beaux apophtegmes qui légitiment la révision constitutionnelle, le pouvoir créateur du juge de la Constitution et les normes non écrites qui en résultent, seraient difficilement admis dans le contexte négro- africain, en permanence marqué par la vulnérabilité de la Constitution, conséquence de la boulimie révisionniste, au point où un grand connaisseur des droits africains, posait en de termes provocateurs, la question de savoir « à quoi servent les Constitutions africaines ? ».
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