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Résumé
L’accès à la justice est incontestablement le moteur essentiel de la régulation de la vie en société par le droit. Ce postulat, pour autant qu’il est admis, justifie que la réflexion qui est consacrée à cette thématique qui fait partie du champ sémantique du paradigme adulé et fécond que constitue l’Etat de droit, invite à se poser d’emblée, entre autres, une double interrogation : pourquoi est-il nécessaire d’avoir accès à la justice ? A quelle justice doit-on avoir accès ? La première de ces interrogations ambitionne de donner corps au rôle, à la fonction ou à la finalité de la justice qui, en passant sous silence les considérations d’ordre moral ou éthique, est de rendre ou faire à chacun son droit par l’application de la règle de droit, la "bonne" règle de droit. La seconde interrogation, quant à elle, formule le vœu d’identifier l’auteur de la réalisation de la justice, entendu comme l’organe (juridictionnel) susceptible de satisfaire au mieux l’impératif qui sous-tend la première et implique nécessairement la notion de compétence. Ces deux questions, on le remarquera, sont en réalité des composantes de la problématique de la justiciabilité et intéressent au plus haut point la question de la protection des droits fondamentaux, à l’heure du iuspanfondamentalisme9triomphant, caractéristique incontestable de notre époque, volontiers considérée comme post-moderne.
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