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Résumé
On voulait une élection sans Bouteflika, on se retrouve avec Bouteflika sans l’élection ». C’est en ces termes sans équivoque que Le Monde rapportait in extenso le 13 mars dernier les propos d’un manifestant à Alger. Rendez-vous manqué entre les aspirations d’un peuple et les vues de ses gouvernants, l’Algérie cristallise depuis plusieurs mois l’actualité internationale. Et si rencontre il eut, elle n’a été que formelle. En vérité, il s’agit d’un véritable dialogue de sourds comme l’indique le contenu de la deuxième lettre d’Abdelaziz Bouteflika, ultime atermoiement d’un régime fragilisé. Succédant à deux chefs d’État issus des casernes, ce « civil providentiel, gage de la démocratie » symbolise une fois de plus les dérives du présidentialisme et l’échec de la démocratisation des systèmes constitutionnels africains.
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