Cours et polycopiés
0
Résumé
Donner le cours général de droit international public à l’Académie de La Haye est un privilège redoutable. L’honneur ainsi fait par le Curatorium de l’Académie à un professeur part en effet générale ment d’un présupposé. Celui d’après lequel cet auteur, choisi parmi tant d’autres, aurait quelque chose à dire sur le droit qui n’ait pas déjà été dit trop souvent! Affirmer sa différence en chassant la répétition, tel devrait être l’idéal, par définition inaccessible, de l’auteur d’un cours général. Accepter l’invitation ainsi faite par l’Académie suppose que l’on adopte soi-même une telle prémisse, au risque de paraître bien impertinent. On s’y pliera pourtant bien volontiers. Tout usage social, et l’enseignement du cours général en est un, sup pose qu’on respecte les conventions sur lesquelles il se fonde. L’au teur des lignes qui vont suivre a en tout cas conscience du défi auquel il ne peut se soustraire. Qu’on lui permette alors, non sans paradoxe, de puiser dans la maxime célèbre d’un ancien prince des Provinces-Unies1, pourtant célèbre pour être taciturne, le courage nécessaire pour s’exprimer d’abondance. Il le fera sur un unique objet, la société internationale et son droit.
Informations