Thèses de doctorat
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Résumé
Généralement décolonisées dans un cadre libéral, les anciennes Colonies belges, britanniques, espagnoles, françaises et portugaises d'Afrique, se sont orientées vers des voies constitutionnelles apparemment assez spécifiques. Les institutions parlementaires empruntées à leurs anciennes métropoles ont été déformées, "diluées", abandonnées. Cette apparente originalité constitutionnelle nous amène à se poser la question de savoir si cet ensemble institutionnel constitue effectivement une forme originale d'encadrement juridique des phénomènes politiques. En effet, l'analyse de l'ensemble des régimes politiques montre que ce "constitutionnalisme" semble n'être qu'une logomachie, une série de techniques de légitimation du Pouvoir. Dans la plupart des régimes, quels que soient le verbalisme idéologique-et le mimétisme constitutionnel, l'articulation des textes et la pratique politique montrent que le système politique est élaboré et fonctionne autour d'un "homme-organe". Ce dernier jouit d'une énorme autonomie à l'égard de tous les autres organes constitutionnels. Le Judiciaire est neutralisée. Loin d'une simple domination, les organes législatifs sont asservis... Notre Thèse ne se limite pas à la simple critique du "prurit constitutionnel". Au lieu de la confiscation du Pouvoir par un homme-organe, nous proposons la dépersonnalisation de l'Etat, et le retour au pluralisme politique. En limitant notre champ d'investigation-à l'Afrique Noire Francophone, et aux régimes politiques monopartistes, nous n'entendons pas exclure le reste des régimes, de la théorie générale du Présidentialisme africain. Nous avons voulu éviter dans une certaine mesure, les risques d'une trop grande généralité.
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