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Résumé
L’initiative prise par Manon Altwegg-Boussac de reprendre la question des changements constitutionnels informels s’inscrit dans cette ambiance formaliste ; mais elle constitue en même temps, du point de vue de l’objet étudié autant que de la révision méthodologique proposée pour l’examiner, un tournant auquel il faut rendre hommage. On doit étendre cet hommage à sa directrice de thèse, Véronique Champeil-Desplats, et à l’atmosphère féconde du Centre de Théorie et d’Analyse du Droit de Nanterre. Le retour sur le politique auquel invite l’étude ici présentée est en même temps un retour sur soi de la pensée normativiste, dont l’apport analytique et les vertus assainissantes sont par ailleurs hors de doute. Tout l’esprit de l’ouvrage de Mme Altwegg-Boussac consiste à dire que la question du changement constitutionnel s’est déplacée par rapport au XIXe siècle et aux idées, par exemple, de G. Jellinek. Elle est devenue une question de théorie du droit et interroge ultimement la sorte de liens qu’il nous faut établir entre être et devoir être. Il n’est pas accidentel que l’ouvrage qu’on s’apprête à lire se termine justement par ces mots.
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