Thèses de doctorat
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Résumé
Après avoir longtemps et sans succès sacrifié au rite de la transposition des schémas d’intégration économique d’inspiration libérale (zone de libre-échange, union douanière), les pays du « Tiers-Monde » expérimentent depuis les années mille neuf cent soixante-dix(1970) de nouvelles intégrations atypiques. Inspiré de l'idéologie du développement, ce changement d'optique qui vise à l'adéquation du schéma d'intégration aux réalités-de son contexte d’application, consiste essentiellement en l'incorporation du principe du traitement préférentiel dans l’organisation des rapports entre les partenaires au processus d'intégration. Pareille évolution qui' s'est récemment matérialisée avec l'adoption du Système Global de Préférences Commerciales (SGPC), est-elle perceptible dans les expériences d’intégration économique africaine et particulièrement dans celles développées en Afrique Occidentale Francophone ? La présente étude tente de répondre à cette question en s’attachant, par une analyse de l’UDAO, de l'UDEAO et surtout de la CEAO, de déceler et de mettre en évidence les tendances d'évolution du processus d’intégration la zone considérée. Depuis plus de trente ans, les Etats d'Afrique Occidentale Francophone tentent de réaliser j'intégration de leurs économies. Un diagnostic des différentes tentatives d'intégration fait apparaître une tendance à l'inflexion du modèle libéral de référence. En apportant des réponses plus nuancées faites de progressivité, de sélectivité et de modulation à la question du désarmement douanier et en fondant la répartition des coûts et avantages sur le principe de l'équité compensatrice, la Zone d'Echanges Organisés (ZEO) préconisée par la CEAO récuse les préceptes libre échangistes auxquels adhéraient l'UDAO et l'UDEAO. Malheureusement, cette évolution, plus soucieuse des spécificités locales et de la résorption des inégalités, de développement, ne transparaît pas totalement dans les mécanismes de l'intégration: les aménagements juridiques accusent un glissement régressif vers le renforcement des unilatéralismes, tandis que les instruments économiques, quoiqu'innovateurs, restent frappés d'une grande faiblesse opérationnelle pour prétendre authentifier l'idéal de solidarité. Ce hiatus qui freine l'approfondissement du processus d'intégration affecte négativement ses résultats qui sont de ce fait bien en deçà des objectifs définis. Une hypothèque qu'il est impérieux de lever d'autant que l'intégration sous-régionale est plus que jamais vitale. Cela passe par l'émergence d'un véritable pôle communautaire et l'installation d'une réelle pratique institutionnelle.
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