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Résumé
Depuis Bacon et Descartes, les rapports entre l’homme, la nature et les animaux, sont des rapports basés sur la domination. Si Descartes a écrit que l’homme est comme le possesseur et maître de la nature, c’est pour souligner que Dieu en est seul maître réel. Cependant la sécularisation de la société, initiée pendant les Lumières, allait entraîner la disparition de la limite divine et faire de l’homme, cette fois-ci réellement, le maître de la nature6. En réaction, plusieurs courants de pensée ont cherché des alternatives aux problèmes que pouvait poser cette position de l’homme. À la nécessité de dominer la nature pour survivre, se présente un nouveau défi pour l’humanité, contrôler son développement scientifique. Ce dernier, et il n’en a déjà donné que trop de gages, a la possibilité, ni plus ni moins, que de faire disparaître l’homme et l’environnement qui lui est nécessaire. Cet enjeu en rejoint un autre, à savoir la croissance rapide de la population mondiale7, qui appelle à une gestion plus raisonnée des ressources planétaires dont l’animal fait partie intégrante.
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